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they call it vanilla island a pretty name, vanilla island, conjuring up delicious olfactory images, w arm and sweet. a well deserved name too : almost half of the polynesian vanilla is grown here. meeting this orchid, from growing to tasting, is a compulsory step in discovering the island. gustave matimo, un des quatre plus importants preparateurs de tahaa. gustave matimo, one of the four main curers in tahaa > persuader les six cents producteurs de tahaa, meme les plus petits, de se convertir a la culture sous serre. une culture qui se developpe egalement sur les iles voisines productrices de vanille : raiatea et huahine. et qui produit deux varietes : la vanille tahitensis et la vanille haapape, plus longue et plus charnue. une fois recoltees, de mars a juillet, les gousses sont acheminees vers les preparateurs. a poutoru, a la maison de la vanille, gustave matimo, un des quatre plus importants preparateurs de tahaa, recoit les visiteurs, qui peuvent prendre la mesure du travail qu il reste encore a fournir pour faire de cette gousse verte et presque inodore une des meilleures vanilles du monde. «chaque jour, chaque gousse prend son bain de soleil pendant environ trois heures», explique gustave matimo. une tonne de gousses est ainsi exposee sur des draps de coton. douze tonnes sortent chaque annee de la maison de la vanille, plus grosse entreprise de preparation de tahaa. et ici on ne cache pas l objectif ambitieux de parvenir a doubler rapidement cette production. il s agit en effet de repondre a une demande grandissante, notamment des patissiers parisiens, nombreux a faire le deplacement en personne sur l ile vanille, et prets a payer cher le prix de l excellence. sachant que le kilo de vanille preparee se vend 23 000 fcfp, on comprend mieux que certains evoquent, en parlant de la vanille, l or noir de tahaa. on comprend aussi pourquoi on ne nous en dira pas davantage sur la preparation de la vanille, secret de fabrication oblige. haapape, longer and fleshier. once harvested from march to july, the pods are taken to the curers. in pourotu s maison de la vanille, gustave matimo, one of the four main curers in tahaa, greets visitors who can measure the amount of work that remains to be done to turn this green and almost smell-less bean into some of the best vanilla in the world. every day, each bean sunbathes for about three hours explains gustave matimo. about one ton of beans , are exposed on cotton sheets. each year twelve tons come out of maison de la vanille, the largest curing business in tahaa. and they make no secret of their ambition to quickly double this production. they aim at answering a growing demand, notably from parisian pastry chefs, several of whom personally come to vanilla island and are willing to pay a very good price for excellence. knowing a kilo of cured vanilla sells for 23 000 pacific francs, you can see why some people call vanilla the black gold of tahaa. you can also see why we will not be told more about vanilla curing : it s a trade secret.