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©tim-mckenna.com a la fin du 19eme siecle, la france acheva l annexion des iles formant l actuelle polynesie francaise. l administration coloniale desserra l etau sur la pratique du ori tahiti. le nouveau pouvoir entendait ainsi lutter contre l influence dans la societe des religieux protestants. il pris cependant bien soin d encadrer la pratique pour eviter les debordements. danser fut ainsi limite « aux jours de rejouissance publique mais sans faire de gestes indecents». la nudite fut par consequent proscrite. les danseuses portaient des robes longues dites « missionnaires » ! une nouvelle etape fut franchie avec les spectacles de ori tahiti autorises lors de ces ceremonies du 14 juillet celebrant la prise de la bastille, jour de fete nationale francaise. la timide renaissance mais le grand renouveau, dans l art de la danse et celui des costumes, remonte a la deuxieme moitie du 20eme siecle. en 1956, madeleine moua, directrice d ecole, cree la troupe heiva tahiti. composee de danseuses originaires de la « bonne societe » de papeete, elle va rehabiliter le ori tahiti, lui donnant une reelle legitimite artistique et sociale. dans le sillage de la danse, l art de la creation des costumes prend son envol. un vent de liberte souffle. les costumes liberent le corps en le devoilant, rompant ainsi avec le rigorisme herite de l epoque des missionnaires. costumiers et chefs de groupes se reapproprient cette pratique aux origines traditionnelles tout en l inscrivant dans la modernite. par exemple, ils s inspirent des coiffes d apparat autrefois reservees aux chefs de tribus, les ari i, pour realiser les coiffes des danseurs et danseuses. cette impulsion donnee a l inventivite des costumiers s est prolongee a travers les annees comme en temoignent les colliers, les tours de bras, les parures pour les mains et les pieds portes par les danseurs. mettre en valeur la danse et le corps ©l. pesquie ©l. pesquie 42 revue de bord n°63 / air tahiti / on-board magazine n°63